Les grads sommeillaient doucement bercés par le souffle du vent. L'ombre gagnait de plus en plus sur le soleil hivernal avare de chaleur. Ce spectacle aurait dû provoquer de la langueur, et pourtant, une quiétude intérieure envahissait mon âme. La crête des colline ondulait face à moi, un sentiment de ralenti dans le cours de la vie, me ramenait vers des souvenirs lointains que je croyais définitivement oubliés. Une image de déjà vécu se précisait et ce retour en arrière provoqué par l'observation d'un paysage, embellissait un état d'être qui me surprenait agréablement. La campagne caressée par de tièdes rayons me renvoyait des ondes positives.
Finalement, c'est l'imprégnation de la nature s'endormant qui déversait en moi un sentiment de plénitude.
jeudi 20 janvier 2011
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