mardi 24 février 2009

A méditer

Je suis ou je ne suis pas, et je suis toijours là où je ne suis plus.

lundi 23 février 2009

Moments

Le jour était si brun
qu'au matin près de l'onde
en humant les parfums
on dominait le monde.

L'éther était si pur
qu'à midi au soleil
en respirant l'azur
on voyait des merveilles.

Le ciel était si bas
que le soir à la brune
en étendant les bras
on caressait la lune.

L'espace était si bleu
qu'à minuit au logis
en observant les dieux
on s'abreuvait de nuit.

samedi 21 février 2009

Social

Les choses étant ce qu'elles sont et le monde ce que nos savons, les choix de société ne peuvent se faire que par référence au possible non au souhaitable. Une telle déclaration teintée de responsabilité, est toujours citée par ceux qui possèdent, pour expliquer aux autres que tous leurs désirs, au demeurany fort légitimes, s'apparentent à une sympathique utopie.Le plus grave, c'est que beaucoup d'exploités gobent ce discours, qui se veut moralisateur, mais qui n'est qu'économique

vendredi 20 février 2009

La randonnée

L'évasion de l'esprit tout au long des G.R, distille l'harmonie et apaise les âmes. Les randonneurs unis vivent une passion, traversant les vallées, contournant les vallons. Allant par monts et vaux aux grès de leurs envies, ils foulent en amont les abords des ruisseaux. Souvent groupés, ils échangent entre eux des propos anodins derrière lesquels sourdent des préoccupations essentielles. Marcher permet la rêverie, l'abandon du quotidien, l'approche de l'inexplicable, l'obtention d'une pureté intérieure, le côtoiement de la sagesse.
L'empreinte de leurs pas ouvre la voie à ceux qui la suivront, ils écrivent en marchant une page humaine, ils tracent ainsi des pointillés sur l'échelle du temps. Si leur corps est fourbbu, leur âme est sublimée, ils ressentent souvent un bien-être complet.
J'aime la randonnée pour ce qu'elle procure, des échanges complices et des pensées secrètes. Marcher, c'est être ailleurs, au-delà des servitudes quotidiennes, c'est abolir en partie les limites du socialement convenable. Marcher,c'est la convivialité partagée avec des gens qui ne se rencontreraint nulle part ailleurs.
Dans une organisation sociale plus axée sur la compétition que sur l'entraide, l'esprit dun randonneur dèveloppe un altruisme souvent absent dans beaucoup d'autres activités humaines
Marcher est pour finir une activiyé sportive totalement déstressante, agissant sur les êtres comme unélixir bienfaisant, réconciliant l'homme avec lui-même et avec la nature. C'est une sorte de retour aux sources.

jeudi 19 février 2009

Valse des lutins

Trois petits lutins
valsaient au clair matin,
une fée arriva
le plus jeune enleva.

Deux petits lutins
valsaient au clair matin,
une fée arriva
le cadet enleva.

Un seul petit lutin
valsait au clair matin,
une fée arriva
et elle l’enleva.

Je me mis à mon tour
à valser tout le jour,
nulle fée n’arriva
et je suis toujours là

Si vous n’êtes un lutin
valsant au clair matin,
nulle fée ne viendra
et vous resterez là.

mardi 17 février 2009

Début d'automne

Les feuilles de l'automne

parsèment le gazon jauni,

de douces langueurs monotones

égrènent de la nostalgie.


Septembre est là qui agonise

laissant derrière lui l'été,

et les hirondelles soumises

au grand départ sont préparées.


L'heur des âmes se liquéfie

près de la porte de l'hiver,

les grillons entrent au logis

tout impreignés d'un goût amer.


Le beau clair de ciel s'atténue

rendant menaçante les ombres,

tous les animaux s'exténuent

à retenir les jours qui sombrent.


Prisonnier de l'inexorable

chacun s'apprête à frissonner,

bientôt la neige interminable

couvrira les monts les sentiers.

vendredi 6 février 2009

réflexion sur la langue du poète

C'est celle où la lecture du monde est faîte avec les yeux du coeur, celle où l'expression de l'émotion,du merveilleux prend le pas sur celle d'une vision uniquement rationnelle souvent réductrice.
Essayer d'être poète, c'est tenter de lire le monde avec les yeux du coeur, puis de traduire en mots ce qu'on a lu.

mardi 3 février 2009

Aléas de la vie

"Etre avec", c'est être en osmose, c'est l'interdépendance, c'est comme une prison dorée, c'est une extase permanente, c'est l'occultation de tout ce qui n'est pas l'autre.

"Faire avec", c'est atterrir, c'est accepter l'inacceptable, c'est composer, c'est faire semblant, c'est s'adapter, mais c'est en même temps se libérer.

S'adapter c'est renoncer, c'est souvent faire comme si, c'est admettre que l'essentiel n'est pas chez l'autre, c'est passer de l'absolu au relatif.

dimanche 1 février 2009

Dimanche d'août

Le soleil scintillait sur une onde bleutée, nos amis réunis au bord de la piscine, goûtaient la volupté de cet instant béni. Quelques-uns ,très joyeux, folâtraient dans l'eau claire, poussant de temps en temps de petits cris furtifs. Des cigales installées à la cime des pins, crissaient leur méloddie à qui voulait l'entendre. Un écureuil peureux sautait de branche en branche, les arbres frémissaient sous ses feutrés.
Ce dimanche d'août, coloré et tranquille, s'inscrivait lentement sur l'horloge du temps.