Pèlerine et béret et puis galoches aussi,
nous étions tous assis sur de longs bancs en bois,
le grand bureau du maître était surélevé,
depuis ce piédestal sur nous autres il veillait.
C'était un personnage issu d'un autre temps,
qui nous narrait parfois la guerre de quatorze,
nous savions le matin son humeur du moment,
en voyant simplement les rides son front.
Il aimait la musique et nous faisait chanter,
il supportait tès mal fausses notes et couac,
ses colères soudaines ne nous effrayaient pas,
il avait sur la main un coeur gros comme çà.
Son chapeau son gilet et sa montre de poche,
caractérisaient bien l'instit de son époque,
je me suis rendu compte hélas beaucoup trop tard,
du rôle qu'il joua dans mes jeunes années.
Au tour du poèle rond nous réchauffions nos mains,
puis calés sur nos bancs nous apprenions l'histoire,
les dictées le calcul se succédaient sans cesse,
entrecoupés parfois par la géographie
Lors des récréations nous jouions au ballon,
nous prenant tour à tour pour de très grands champions,
notre instit regardait nos parties acharnées,
il réglait les conflits d'un geste autoritaires.
L'école en ces temps-là était centre d'accueil,
la camaraderie était de bon aloi,
les souvenirs que j'ai s'embellissent avec l'âge,
et je suis très ému de vous les dire ici.
vendredi 29 janvier 2016
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