Les feuilles de l'automne
parsèment le gazon jauni,
de douces langueurs monotones
égrènent de la nostalgie.
Septembre est là qui agonise
laissant derrière lui l'été,
et les hirondelles soumises
au grand départ sont préparées.
L'heur des âmes se liquéfie
près de la porte de l'hiver,
les grillons entrent au logis
tout impreignés d'un goût amer.
Le beau clair de ciel s'atténue
rendant menaçante les ombres,
tous les animaux s'exténuent
à retenir les jours qui sombrent.
Prisonnier de l'inexorable
chacun s'apprête à frissonner,
bientôt la neige interminable
couvrira les monts les sentiers.
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