Les Sagnes grelottaient sous un froid sybérien,
c'était un trois janvier pas très loin du Gerbier.
La neige immaculée recouvrait tout et rien,
j'étais bien à l'abri près de la cheminée.
Quelques gens intrépides affrontaient les rigueurs,
la burle parsemait les arbres et les sentiers.
L'âtre doucettement répandait sa chaleur,
la vie en cet endroit lentement s'écoulait.
Les plus hardis au dehors tentèrent une sortie,
le vent du nord soufflait tordant les sapins blancs.
Les vitres dédoublées transformaient ce qui vit,
un air lugubre et gris ressuscitait l'antan.
A ses occupations chacun de nous vaquait,
l'esprit des ascendants planait sur le logis.
Les plus petits riaient et les plus grands jouaient,
de ces instants bénis j'appréciais le prix.
L'hiver à Goudoulet blanchit le paysage,
mais réchauffe toujours les âmes et les coeurs.
Osez donc y venir vous repartirez sages,
et l'esprit dégagé tel un bouquet de fleurs.
mercredi 1 avril 2009
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